Ni fromage ni pâte épaisse : la vraie quiche lorraine façon Bocuse enfin révélée

Adieu la pâte chausson et le gruyère automatique : aujourd’hui, on met les pendules à l’heure avec la vraie quiche lorraine façon Bocuse ! Pas de fromage, pas d’épaisseur béton, mais tout le secret (et quelques entorses bien assumées) révélé dans une recette testée, approuvée… et même réchauffée, si affinités.

La quiche lorraine selon Bocuse : le mythe démystifié

  • Commençons par lever une équivoque tenace : la vraie quiche lorraine (vous savez, celle de Bocuse) ne contient pas une miette de fromage. Zéro. Rien. Même pas l’ombre d’un râpé.
  • Mais quitte à jouer les hérétiques, l’auteur avoue et recommande (sans rougir) l’ajout personnel : Comté, Emmental ou Gruyère, à hauteur de 50 g pour ceux qui ne peuvent résister à l’appel du fromage.

Du côté de la pâte, adieu la mode tragique de la croûte épaisse. On vise une pâte brisée fine, craquante, tout juste dosée à 260 g pour la couvrir joliment autour de votre cercle à pâtisserie. Si votre appétit réclame un peu plus de matière sous la dent, comptez alors 300 g de pâte. La subtilité est dans la finesse !

Rituels de préparation : vos nouveaux mantras

Pour coller à la recette, il y a quelques règles d’or à graver sur votre frigo :

  • Pâte brisée maison : à préparer, puis à laisser reposer au frais pour éviter toute rébellion pendant la cuisson.
  • Fleurer généreusement le plan de travail avant d’étaler à 5 mm d’épaisseur (l’épaisseur d’une quiche lorraine, c’est sacré – à vos règles !).
  • Précuire à blanc : Bocuse l’impose, et il a ses raisons. Grâce à cette étape, la pâte « durcit » juste ce qu’il faut pour protéger le fond de la fameuse « migaine ».
  • Astuce s’il y a accident : Si la pâte s’affaisse (malgré tout ce soin), tentez une chirurgie réparatrice dès la sortie du réfrigérateur. Tout le monde fait des gaffes, même les meilleurs !

Migaine : l’onctuosité express

La migaine, c’est plus simple qu’un soir sans envie de cuisiner. Il suffit de fouetter ensemble :

  • 2 œufs
  • Crème liquide 35 % (110 g, soit 11 cl ou 110 ml – on n’est pas à un ml près, mais restons pros)
  • 1 pincée de sel
  • 1 pincée de poivre
  • 1 pincée de noix de muscade

Avec ça, point de grumeaux ni d’alibi pour zapper le plat du dimanche. On verse, on enfourne, et… on attend la magie.

Cuisson et dégustation : l’art de patienter

Attention, sujet sensible : la cuisson est source de débats et de sueurs froides (surtout quand on surveille la coloration au laser !). La recette de Bocuse annonce : 240 °C (thermostat 8), puis 150 °C (thermostat 5). Ça semble beaucoup ? Pas de panique, les fours vivent leur vie et parfois il faut plus de temps ou ajuster à 180 °C (thermostat 6). Certains recommandent même 140 °C (thermostat 4) pour un résultat parfait et fondant. Bref, adaptez, testez, et surtout, ne désespérez pas si votre quiche reste blafarde les premières minutes !

Petit dilemme personnel de l’auteur : il trouve la quiche meilleure après une nuit au frigo puis réchauffée… plutôt qu’à peine sortie du four. Va comprendre. Après tout, la cuisine, c’est aussi une question de goûts et de bizarreries assumées !

En bonus, si l’envie vous prend de partager la photo de votre chef-d’œuvre, sachez qu’en envoyant votre cliché, vous l’offrez à la postérité via le serveur public, où il pourra être publié (et, soyez rassuré, recadré si jamais votre tapis de cuisine vole la vedette à la quiche).

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